A la faveur du festival, le cinéma marocain prétend à une place au panthéon du 7ème art


Lundi 15 Décembre 2014

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Le cinéma marocain a désormais la légitimité d'avoir l'ambition de se positionner au panthéon du 7ème art et de se tailler une place de choix à la faveur de l'incontournable Festival de Marrakech. En effet, grâce à ce rendez-vous d'envergure inscrit dans les agendas des plus grosses pointures du cinéma planétaire, le 7ème art marocain a évolué et de la plus belle des manières tant au niveau qualitatif que quantitatif. 
Chiffres à l'appui, la production des longs-métrages a quintuplé en l'espace de 14 ans, passant de 5 à 25 films par an.  C'est dire que l'essor du cinéma national a été au rendez-vous et en mesure d'accompagner les mutations que connaît l'industrie cinématographique internationale, aussi disproportionnée soit- elle. Et c'est bien dans ce registre que s'inscrit l'esprit du Festival de Marrakech qui offre annuellement cette opportunité inespérée au cinéma national de côtoyer les plus grandes écoles sur terre marocaine.
La présence en force du cinéma marocain dans cette 14ème édition va au-delà de la traditionnelle compétition officielle, en figurant dans la catégorie "Coup de cœur" outre les incontestables Cinécoles, réservées aux étudiants pour dénicher les futurs talents devant porter haut le flambeau. Et c'est peu dire que les cinéphiles et les professionnels de la cinématographie marocaine attendaient avec impatience la projection du nouveau film de Mohamed Mouftakir "Orchestre des aveugles" qui réunit une brochette de comédiens marocains, aux côtés d’autres créations et qui figurait, lui aussi, parmi les films en compétition officielle.
En témoigne, le cinéaste Noureddine Lakhmari qui affirme qu'on avance et qu'on grandit, tout en se disant « très fier » de voir l’évolution du Festival de Marrakech qui a sans conteste acquis ses lettres de noblesse. En allusion aux grands Festivals de Cannes, Berlin et Venise, Lakhmari renchérit: «Cannes, Berlin, Venise : Marrakech sera là!»
Même son de cloche chez le metteur en scène Mohamed El Karrat, un habitué du Festival de Marrakech, qui assure que cette messe cinématographique s'est inscrite dans une dimension ascendante et n'a plus rien à envier aux grands festivals. Comme tout le monde le constate depuis son lancement, fait-il remarquer, les plus grandes stars de la sphère du 7ème art ont défilé sur le tapis rouge du Festival.
Dans le même sens, la doyenne du théâtre, télévision et cinéma marocains, l'inégalable Amina Rachid se réjouit du rayonnement du rendez-vous annuel qui réunit les stars internationales les plus en vue et s'érige en espace de  rencontre et d'échange entre les différentes expériences et écoles en matière de cinéma.
Et ce n'est sûrement pas le jeune acteur, réalisateur et producteur Mohamed Nadif qui contredira ce constat, en mettant l'accent sur cette dimension mondiale du festival qui ne cesse de "grandir et d'affirmer son identité" à l'échelle internationale. "Un grand acquis pour le Maroc et pour son cinéma".
Pour preuve, explique-t-il, cette année huit films de différentes nationalités ont été projetés en première mondiale dans le cadre du Festival de Marrakech qui s'est fixé la vocation de découvrir les nouveautés.
Marrakech n'est pas en reste, la cité ocre étant le temps d'un festival le lieu de pèlerinage des monstres sacrés du 7ème art venant des cinq continents. "Le festival réunit sans conteste tous les ingrédients pour en faire un  rendez-vous réussi. Et c'est un festival réussi", a-t-il insisté.

Lundi 15 Décembre 2014
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